Le Québécois du vin de retour... de Paris

Eh bien oui, de retour de cette merveilleuse ville où la qualité de la table n'a d'égale que l'abondance et la diversité des vins... français.

De retour donc après trois belles années, rue de Charonne dans le 11e arrondissement, devant le bistrot à vin "L'amuse-Vin", tout juste à côté du Bistrot Paul Bert où l'entrecôte se mangeait avec les doigts et se buvait avec tout, même du bordeaux.

De retour après trois belles années de déjeûners de presse  autour des meilleurs tables de la capitale où le mot "gastronomie" signifie bel et bien quelque chose. Et là, je ne parle pas de gastronomie moléculaire qui fait actuellement rage partout sur la planète... mais ne se retrouve que très très rarement dans mon assiette. 

De retour au Québec où la chronique au journal Le Devoir se poursuit de plus belle - www.ledevoir.com - avec un étonnement tout neuf, même après 16 ans de plaisir partagé des mots avec des lecteurs qui ne se lassent pas de vins. Le bonheur.

De retour de Paris aussi après avoir testé sur le terrain une nouvelle méthode d'apprentissage dont je suis le co-auteur, une méthode basée sur le tempérament des cépages et dont, la présidente de Vintempo et moi-même comptons bien décliner ici, au Québec, dans un avenir pas si lointain. On s'en reparle.
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De retour enfin, pour la dernière livraison du Guide Aubry "Les 100 meilleurs vins à moins de 25 $" , cinquième édition, et toujours ce même plaisir à le rédiger!
Il était d'ailleurs officiellement lancé le 15 octobre dernier...

C'est maintenant que l'on va s'amuser!

Courrier Vinicole de la SAQ: Grands vins du monde


**1/2 – Gran Corte VII 2005, Malbec, Pulenta Estate, Argentine (25 $ - 9), fruité net et pur, texturé, savamment boisé ; Oakville Ranch 2003, Cabernet Sauvignon, Napa Valley (69 $ - 43) plutôt simple, sans dimension, facile avec boisé évident, trop cher !

 

*** - Queulat Gran Reserva 2006, Sauvignon Blanc, Casablanca, Chili (22 $ - 26) c’est mordant, effilé, bien sec et poivré ; Oda 2005, Pinot Noir Veranda, Casablanca, Chili (20 $ - 25) superbe pinot, tranchant de netteté, sapide et friand, tout ce qu’il y a de croquant ; Pinot Noir 2003, Meerlust Estate, Afrique du Sud (21$ - 2) étoffée avec du grain, touche torréfiée et chocolatée qui ajoute au charme ; Carmin de Peumo 2003, Carménère, Concha y Toro, Chili (85 $ - 28) densité et rigueur, corps et tenue, fruité immense mais d’un bloc, cher ; Gran Reserva Blend 2004, Vina Chocalan, Chili (22 $ - 27) très belle affaire ici, beaucoup de jus, tanins riches, abondants, bien mûrs, sexy !; Malbec 2004, Renacer, Perdriel, Argentine (45 $ -7) costaud mais droit et racé, un rien autoritaire, pas donné cependant ; Harris Kratka Vineyards, Zinfandel 2005, Rosemblum Cellars, Anderson Valley, Californie (39 $ - 47) ample, capiteux et puissant, à défaut de finesse ; Sauvignon Blanc 2007, Dog point, Marlborough, Nouvelle-Zélande (22 $ - 72) du mordant et du tonus sur un fruité net et précis ; Haute-Pierre 2005, Châteauneuf-du-Pape, Delas (30 $ - 52) passez en carafe ce rouge au registre épicé fin, bien proportionné ; Tandem 2005, Syrah, Alain Graillot, Maroc (20 $ - 70) original avec ses nuances confites, ses tanins moelleux, engageants ; Amon-Ra 2005, Shiraz, Ben Glaetzer, Australie (59 $ - 15) ensemble discret, chaud, épicé, de bonne longueur. Trop cher ; The prisoner 2005, Orin Swift, Napa, Californie (39 $ - 45) fruité primeur, bouche charnue, bien juteuse, capiteux en finale ; Dona Maria 2004, Alentejano, Portugal (39 $ - 75) puissant et affirmé, nuances réglissées et fumées sous le bois neuf ; Redigaffi 2005, Tua Rita, Toscane, Italie (225 $ - 65) fruité immense sur boisé très sophistiqué, épaisseur et largeur mais sans

la finesse. Cher

?;

 

***1/2 – Sancerre « Les Romains » 2005, Domaine Vacheron (42 $ - 55) un sauvignon très pur travaillé en biodynamie dont on sent la pulpe sous la langue, superbe ; La Trémaille 2004, Rouvinez, Valais, Suisse (25 $ - 76) blanc sec au fruité substantiel, tonique, relief et densité, à découvrir !; Pinot Noir 2001, Edna Ranch Vineyard, Nichols, Paso Robles, Californie (39 $ - 42) bouche velouté, moelleuse, ponctuée par

la fraîcheur. Un

régal ; Pièce de Roche 2003, Domaine Lignères, Corbières (32 $ - 54) beaucoup de clarté, de style, avec esprit évident du terroir en filigrane ; Shiraz 2002, Brothers in Arms, Langhorne Creek, Australie (35 $ - 17) robe noire, arômes captivants d’eucalyptus, tanins abondants, frais, tactiles, capiteux en finale ; Shiraz Malakoff 2005, Domaine Terlato et Chapoutier, Australie (39 $ - 19) bouche admirable, bien construite, impression de sucrosité, fermeté sur longue finale. Superbe !; Mentor 2002, Peter Leahman, Australie (42 $ - 11) nez torréfié, ensemble racé, fraîcheur et grande tenue ; Llanum 2004, Fuentecen, Ribera del Duero, Espagne (39 $ - 32) pointe d’astringence sur bouche iodée de cuir, grande fraîcheur, belle longueur. Sera meilleur à table ; No2/3 2004, Trio Infernal, Priorat, Espagne (82 $ - 34) ambitieux sans toutefois fouiller en profondeur. Chaud, musclé avec trame vineuse ample, généreuse ; Adagio Espressivo Premium 2000, Toscanini, Paso Cuello, Uruguay (42 $ - 77) une aventure gustative, épicée (gingembre) mais surtout fraîche avec sa pointe de cèdre. Entier ; Gold Reserve 2004, Massaya, Vallée de la Bekaa, Liban (35 $ - 69) floral, tanins civilisés, sève et puissance contenue ;

 

****- La Neblina 2005, Radio Coteau, Sonoma, Californie (75 $ - 48) saveurs pures, pas sophistiquées mais franches, hautement savoureuses. Ensemble très digeste mais…cher !; Goldeneye 2004, Pinot Noir, Duckhorn, Anderson Valley, Etats-Unis (55 $ - 38) bouche royale de bon pinot noir alliant le muscle et

la grâce. Un

régal ! ; Domaine de la Grange des Pères 2004, Vin de Pays de l’Hérault (62 $ - 51) comme toujours à la hauteur, sans tambours ni trompettes, avec finesse, tension, profondeur ; Columella 2004, Sadie Family, Swartland Mountain, Afrique du Sud (69 $ - 4) grosse pointure, détail et propfondeur, tanins fins, ensemble fort complexe et long en bouche ; Clos de l’Obac 2004, Costers del Siurana, Priorat (69 $ - 35) grande originalité de flaveurs, architecturé avec style à partir d’un fruité très pur, long ; Alion 2003, Ribera del duero, Espagne (59 $ - 31) ne pas hésitez ici ! vin gracieux, sphérique, détaillé bref, complet ; Cabernet Sauvignon 2001, Philip Togni, Napa, Californie (139 $ - 46) beaucoup de classe ici, de dignité aussi. Tanins mûrs, frais, détaillés avec allonge remarquable. Vaut son prix ; Barolo « Vigneto Corda della Briccolina » 2001, Beni di Batasiolo (49 $ - 64) à bon prix, un rouge envoûtant, bien constitué, authentique ; Vürsu, Vigneto Starderi 2003, La Spinetta (119 $ - 61) flaveurs de rose, de jasmin, bouche soyeuse, vivante, étoffée avec style ; Cabernet Sauvignon 1995, Marion, Veneto, Italie (95 $ - 59) tout l’éclat du « cab » ici décliné dans une version de douceur (sucres résiduels), de fraîcheur, d’éclat fruité ; Riesling Stratus

Ice Wine

2006, Niagara, Ontario (39 $ - 24)
allégresse du cépage sur trame fine, adroitement balancée.

 

****1/2 – El Nido 2005, Jumilla, Espagne (129 $ - 37) belle surprise ici même si ce n’est pas au niveau du prix. La bouche est agile, sophistiquée, liée avec brio, insistante et profonde. Et quelle longueur avec ça !; Unico Gran Riserva 1996, Vega Sicilia, Ribera del Duero, Espagne (275 $ - 30) il faut déguster ce vin une fois dans sa vie car sa réputation est amplement justifiée ; Magistral d’équilibre, de profondeur avec cette impression de mâcher longuement une syrah de

la Côte Rôtie

(la Landonne ?) TGV ; Rosso del Bepi 1999, Quintarelli, Veneto, Italie (159 $ - 58) chance rare de savourer ici un véritable vin d’artisan. Bouquet ample, séduisant et bouche alliant vigueur, vinosité, profondeur et plénitude. Un must pour ceux qui ont tout bu  et, Oremus 1999, Eszencia, Vega Sicilia, Tokaji, Hongrie (275 $ - 57) que dire ici sinon que l’alarme émotive se déclenche rapidement et que la larme à l’œil n’attend pas la seconde gorgée pour se pointer. Liqueur fine et sensible, ne croulant jamais sous les sucres mais s’élevant au contraire là où l’on aimerait aller plus souvent. Divin…

 

Pourquoi pas une chronique totalement illicite?

C’est toujours meilleur quand quelque chose est illicite. Cette chronique par exemple, est-elle licite ? Si je parlais encore des phantasmes sexuels que s’invente l’eupoecilia ambiguella pour déjouer le piège à con de phéromones disposées dans le vignoble pour lui faire battre de l’aile pour ne pas dire de l’œil, on pourrait croire que oui. Et puis, ambiguella, c’est pas tout à fait licite ça, n’est-ce pas ? Pourtant, la direction du Devoir me laisse vaquer en toute impunité depuis toutes ces années, sans même vous prévenir que « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Elle a du culot la direction du Devoir. Elle a aussi plus de 750 millilitres de bon sens.

 

Hélas, ce n’est désormais plus le lot du quotidien Français Le Parisien Libéré qui, attaqué par l’Association nationale de prévention en alcoologie et en addictologie (ANPAA), vient d’être condamner dernièrement par le Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) pour une série d’articles sur le Champagne intitulée « Le triomphe du Champagne ». Parce que mes collègues journalistes faisaient l’apologie du plus

grand vin mousseux

de la planète ? Ben voyons, la France, la douce,

la belle France

doit cacher ce sein que nul ne saurait boire ! L’hypocrisie des pouvoirs publics fait encore partie du paysage d’une France masochiste qui adore encore et toujours se tirer une balle dans le pied quand vient le temps de parler de sa production vinicole.

 

L’affaire est grave. Voyez plutôt. Le Tribunal de Grande Instance déclare que ces « communications » (les articles en question) constituent ni plus ni moins que des publicités et cela, sans que soit pour autant exigé un achat effectif d’espaces publicitaires. Le TGI pousse même le pop ! jusqu’à dire que la publicité en faveur des boissons alcooliques sur Internet est illicite et constitue un trouble manifestement illicite. Un « trouble manifestement illicite », hum… Bref, pour coiffer le tout, les articles devront dorénavant porter la mention obligatoire en matière de publicité sur les produits alcooliques en France qui dit que : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ».

 

C’est vicieusement scandaleux ! Non seulement le TGI accuse la presse de collusion et de manque d’objectivité flagrantes mais il se permet aussi de s’immiscer du côté de la libre pensée de consommateurs qui ont le droit, du moins par la lecture (le reste c’est leur affaire), de jouir du vin, comme on jouit du chocolat, des marrons glacés ou encore, des jambes de Carla Bruni. Dans ce dernier cas cependant, c’est quelqu’un d’autre qui vous épinglera. Et Dieu sait s’il a le bras long !

 

En poursuivant dans cette logique – à savoir, la chronique de vin est une publicité -, non seulement vous, à titre de consommateur, aurez librement le droit d’exiger de votre chroniqueur une part des pots de vin préalablement versés par tous ces vignerons qui auront eu droit de cité dans les colonnes du journal en raison de « ladite publicité » mais vous aurez à supporter ce verdict de culpabilité qui vous est spécialement destiné et qui veut que : « L’abus d’alcool bla bla bla… ». Au rythme où vont les choses, vous serez quitte pour un bon verre de lait. Et moi pour une chronique sur les bienfaits du calcium. Je savais, pour avoir rédiger quelques articles dans le

Figaro Magazine

, qu’il existait, disons, une relation de cause à effet entre un article de presse et une publicité éponyme, mais je ne me doutais pas un jour qu’un tribunal en vienne à confondre les deux. Je ne serais pas surpris non plus que l’ANPAA s’attaque prochainement aux phantasmes sexuels de l’eupoecilia ambiguella. Les vers de la grappe n’ont qu’à bien se tenir !

 

Cavistes parisiens: mode d'emploi

« Mais qu’est-ce qu’ils sont sympas les Québécois! Et connaisseurs avec ça! », me disait encore récemment un caviste de

la capitale Française

qui prend toujours un malin plaisir à discuter le bout de gras avec le ‘cousin’ d’Amérique avant d’ajouter, « Vous savez, j’vais vous dire, si les Français connaissaient leurs vignobles comme ça, on n’en serait pas là côté consommation alors qu’avec vous les Québécois, les demandes sont précises et l’intérêt vachement contagieux. C’est lorsqu’ils ont quitté que je m’aperçois que j’ai appris un tas de tucs sur mon propre vignoble! » Un peu plus et on vous décerne cher ami lecteur le titre d’Ambassadeur des vins Français… en France! Faites d’ailleurs le tour de l’Hexagone et vous entendrez le même refrain : en plus d’avoir la cote, paraît-il que l’on est dégourdi en matière de pinard. La faute à qui? La faute de ne pas avoir de vignobles chez nous. Et puis, modestie mise à part, parce qu’il y a au pays de Charlebois de sacrés bons chroniqueurs de vins!

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Bon, revenons à nos goulots. Vous vous invitez en France cet été et faites une infidélité à votre succursale de la SAQ? Pas de panique! Il y a tout ce qu’il faut ici, mais tout Français, à 93,6% près. Côté prix, ne vous faites pas d’illusions : les bons vins, comme chez nous coûtent chers. Reste votre flair pour fouiller, votre curiosité pour rêver, votre audace pour dénicher. Laissez-vous aller et interpellez le caviste : vous aurez déjà en lui un solide allié. Pour vous évitez des pas inutiles, je vous propose ici une petite radiographie de l’offre selon l’axe de la grande surface, du caviste franchisé et du caviste indépendant

 

La grande surface. Il y a ici de tout, trop souvent du vin de négoce servant à écouler pour ne pas dire, distiller la honte d’AOC qui ferment encore les yeux sur l’avenir du vin Français. Il y a aussi du bon comme ces bordeaux bradés ou champagnes de marque en promo. Auchan, Leclerc, Carrefour oui mais il y aussi Monoprix qui me semble un cran au-dessus des autres. Cherchez ici plus que jamais les mises à

la propriété. Aussi

, Cave du Lafayette Gourmet (97, rue de Provence, 9ème)

 

Le caviste franchisé. Bien sûr, les quelques 350 magasins Nicolas disséminés au quatre coin du pays avec une sélection bien sûr conçue pour assurer volumes et approvisionnements communs en fonction de l’intérêt du gérant de la boutique et de sa clientèle limitrophe. Le Cahors Clos La Coutale de ce cher

Philippe Bernède

est un habitué des tablettes à 6 euros. L’équivalent de

la bannière Classique

chez nous. Aussi, le Repaire de Bacchus avec ses 38 boutiques dont une bonne partie concentrée sur Paris. Sélection plus pointue, plus variée avec belles eaux-de-vie. Prix décents. Ici, il faudra être plus fin pour en montrer au gérant-caviste!

 

 

Le caviste indépendant. Dur métier car la concurrence est vive côté prix mais aussi passionnant car animé par des passionnés. Chacun y a un style (branché ou classique), ses spécialités (vins d’auteurs, « bio-sans souffre », région spécifique etc.) qui touche une clientèle de quartier et des prix étudiés, sans excès. Souvent, des bouteilles se débouchent et des vignerons de passage animent les lieux.

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Mes adresses parisiennes référées, par arrondissements :

1er - Lovin’ (40, St-Honoré),

La Cave Bourdin

(7 rue Montorgueil)

2ème – Caves Legrand Filles et Fils (1, rue de la Banque). S’il n’y avait qu’une cave à visiter (avec les Caves Augé bien sûr), ce serait celle-là. La maison fait aussi bar

à vin et

propose de jolies thématiques de dégustation. Aussi, Versein & Minvielle (50 rue Ste Anne)

3ème - Julien Caviste 3, rue Charlot). Pas un charlot le Julien Aujeau, plutôt un pro qui transpire la passion et la communique simplement. Aussi, Soleil en Cave (21 rue de Rambuteau) et Aux Trésors de Bacchus (4, rue du Pas de la Mule)

4ème - Les Caprices de l’instant (12 Rue Jacques Cœur). Ici on cause et on parle et on cause et puis…et puis…on cause encore avec le grand Roberto Petronio! Aussi, Cave Marcel Bossetti (34 rue des Archives),

La Belle Hortense

(33, rue Vieille du Temple)

5ème - La Cave du Panthéon (174, rue Saint-Jacques) Ici, la devise pourrait être : « Le vin est la meilleure preuve que la matière est esprit ». Pas de tape à l’œil, on va droit à l’essentiel. Pour fouilleurs de cols. Aussi, Les Papilles (30, rue Gay-Lussac) et Ex Cellar (25, rue des Écoles).

 

6ème - Les Domaines qui Montent (22, rue de l’Abbé Grégoire) Il est bien sûr préférable de faire affaire avec des domaines qui montent qu’avec des entreprises qui périclitent! La cave de quartier type. Aussi, La Maison des Millésimes (137, Boulevard St-Germain) et

La Dernière Goutte

(6, rue de Bourbon le Château)

7ème - Établissements Vinicoles de France (82, rue Vaneau) : ça sent ici la bonne vieille France avec une clientèle d’habitués. Aussi, Les Grandes Caves (70, rue St-Dominique)

8ème – Les Caves Augé (116, boulevard Haussmann), le repaire de l’irréductible, le bouillant et le franc-tireur Marc Sibard. Incontournable comme la cave qu’il dirige. Un must! Aussi, Caves Taillevent (199, rue Faubourg Saint-Honoré) et La Maison du Whisky (20, rue d’Anjou)

9ème – Cave au Bon Plaisir (32, rue Pigale), Coteaux du 9ème (48, rue Notre-Dame-de-Lorette) chez Romuald Cardon et Champagne et Collection (6, rue Blanche)

10ème – Le Verre Volé (67, rue de Lancry) chez Cyril Bordarier. Aussi, Sous les Pavés la Vigne (119, bd Magenta).Dsc02960

11ème – Crus en Découvertes (7, rue Paul Bert) chez le sympathique Michaël Macle, Au Nouveau Nez (112, rue St-Maur) chez

la vive Nadine Decailly

ou encore, Idea Vino (88, avenue Parmentier) chez

la belle Rita.

12ème – Bleu, blanc, bulles (anciennement Le Champagne au 12, rue Parrot) et

Michel Renaud

(12, Place de la Nation)

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13ème - La Cave des Gobelins (56, avenue des Gobelins) chez Éric
Merlet, La P’tite Cave (7, boulevard de Port-Royal) chez Michel Thiévin et Tous à la Cave (119, rue Léon Maurice Nordmann) chez Benoist Magen

14ème – La Treille d’Or (21, rue Tombe Issoire) chez Nicolas Siriex et La Cave des Papilles (35, rue Daguerre)
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15ème – Les Caves Vouillé (45, rue de Vouillé) chez le bon docteur Hascoët!

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 16ème – La Cave du Savour Club (11-13, rue Gros)

17ème – Les Caves Petrissans (30 bis, avenue Niel)

18ème – Caves du Roy (31, rue Simart)

19ème – Ma Cave (105, rue de Belleville)

20ème – Au Bon Plaisir (104, rue des Pyrénées)

 

L’inclassable. Bien sûr Lavinia (3-5 Boulevard de la Madeleine, 1er).

1500 mètres carrés

, plus de 6000 références dont plus de 2000 vins étrangers et 1000 spiritueux : l’équivalent d’une giga boutique Signatures mais aussi avec une gamme de choix modestes sous la barre des 10 euros. Big is beautifull! comme on dit en France!

 

Un restaurant? Les Vendanges (40, rue Friant, 14ème, Tél. : 01 45 39 59 98) : une carte de vins extra!

Mes vignerons 2007


 

 

 « Un négociant c’est… un viticulteur qui a réussit ! », me lançait en début d’année le savoureux Benoît Gougeon lors d’un dîner organisé par l’Union des Maisons de vins de Bourgogne au Clos Vougeot. Un à zéro pour le négoce ? En tout cas, depuis que Monsieur B est Managing Director chez Corton André à Aloxe Corton, le vin qui s’enlisait depuis des lustres, brille aujourd’hui d’un éclat qu’il fait bon à boire.
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L’homme est-il ce wine coach qui a fait un relooking d’enfer en agissant sur le team building en fonction d’un retroplaning efficace ? A cela, comme il est d’usage en France avec la langue de Molière, je répond: yes ! Il suffit de déguster la gamme maison dont ce tendre Pinot Noir 2005 (19,75 $ - 721373) pour se convaincre que notre MD a drôlement serré la vis en prenant les moyens qui s’imposent. Chapeau (de marc !).





Dans cette optique, il faudra surveiller cette année l’apport du Québécois Pascal Marchand chez Moillard, une maison sérieuse dont j’ai toujours apprécié la sincérité des vins. Autre belle rencontre, ce jeune et talentueux Louis-Michel Liger Belair qui, comme son ami Sylvain Pétiot (au Clos de Tart), sait rendre un hommage particulièrement sensible à ses terroirs du côté de Vosnes-Romanée. Dsc08875_2A surveiller ses Reignots 2005, à défaut de quelques gouttes des 84 ares 52 de La Romanée : brillantissime.



 

Chapeau aussi à Jean-Claude Boisset au Château de Pierreux qui a eu l’intelligence de déléguer au jeune Gregory Patriat l’impressionnante gamme Jean-Claude Boisset (Savigny, Nuits-St-Georges, Cote de Beaune etc.) dont on devrait entendre parler au Québec. Dsc08896Ce Patriat a une touche qui me plaît bien, surtout, il a toute la latitude voulue. A surveiller donc. Difficile aussi d’oublier Jacques Grange chez Delas où il est entouré d’une équipe formidable. Je l’avais rencontré près de Tournon dans le Rhône septentrional alors qu’il entrait en fonction à titre d’œnologue en 1998. La maison nouvellement achetée par Deutz avait une sérieuse côte à remonter et c’est en grande partie grâce a ce talentueux bosseur qu’elle a aujourd’hui de quoi intéressé les amateurs les plus exigeants.

 

J’ai croisé ma vigneronne de l’année au Château Brane Cantenac en appellation Margaux devant un verre de Barsac, soit le Château Climens 1976 dont Bérénice Lurton-Thomas est l’exquise Managing Director. Elle possède à la fois le caractère affirmé mais aussi la touche subtile du cru, une rigueur dans l’exécution (aidée de son directeur technique Frédéric Nivelle) qui ne se dément pas mais surtout un cœur d’or qu’elle met dans chacune des bouteilles de Climens, quelque soit le millésime. Une femme qui sait ce qu’elle a entre les doigts et qui en tire le meilleur. Le cru n’a d’ailleurs jamais été aussi bon ! Le 2007 se présente paraît-il au-delà de ses espérances, à suivre donc.

 

Je ne voudrais pas non plus oublier le très dynamique Stéphane Tissot et ses grands vins d’Arbois, Bernard Hervet et Patrick Léon, deux conseillers hors pairs agissant, pour le premier chez Faiveley et le second pour les Lorgeril au Château de Pennautier en Languedoc, Guillaume Halley qui, avec sa famille, redore depuis quelques années le lustre du Château La Dauphine à Fronsac, le grand Gérard Gauby qui tire des cuvées parfaitement maîtrisée dans le Roussillon et Francis Egly dont les champagnes (Egly-Ouriet) sont de véritables perles pour amateurs qui ne « s’embullent » pas à

la légère. Espérons

seulement leur venue au Québec en 2008, et pas seulement en importation privée !

C.R.I.S.T.A.L.

Cristal comme C.R.A.Z.Y

C.R.A.Z.Y., ce fameux film Québécois, humain, profondément humain, qui touche au coeur.

C'est la direction que prend ce Cristal de Roederer, ce grand Cristal 2000, après un 1999 qui m'avais déjà semblé d'une exceptionnelle densité. En fait, on attend le vin, il prend alors les chemins
innatendus, une déroute du coeur, de l'âme, de l'esprit.  Le mystère demeure entier.

Je dégustais l'autre soir ce cristal avec  Michèle , Aladin et Véronique avant le match de rugby France/Angleterre, eh bien, il  nous a presque fait "zapper" le début!
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Dans la flûte, son clin d'oeil était déjà redoutablement revendicateur: "Vous n'êtes pas sortis du bois mes petits amis!", nous confiait-il derrière le verre. Une machination de bulles, comme un rideau d'énergie tombant vers le fond pour rebondir, et rebondir, et rebondir...

La suite, eh bien la suite...  les yeux de mes convives qui brillent, les langues qui claquent, la montée d'une sève unique, amplement fruitée mais virant rapidement sur de curieuses nuances minérales qui en prolonge l'abyssale profondeur. Le rugby n'existe plus. Le fruit des hommes a parlé. Ce Cristal n'échappe pas à sa réputation. Plus qu'une marque déposée, un grand vin qui a été inspiré de se servir de la bulle pour mieux véhiculer un concentré de lumière.

Crazy, vous dis-je!   

Sous le "jaune" le soleil!

Fabuleux Jura!

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Pays de la poule à la crème aux morilles et baptisé au vin jaune...mmm

Des vignerons grandeur nature tel ce Stéphane Tissot rencontré chez lui, quelle machine à mots!
quelle énergie du diable! Regardez-moi d'ailleurs cette admiratrice pendue à ses lèvres...

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Un bio plus que bio mais pas idiot car il sent sa terre car aime, qu'il protège, qu'il enrichit de son amour pour elle...


C'est dire le bonheur des cépages, c'est dire les fermentations heureuses et puis les vins, ah, les vins

S'ils arrivent au compte-goutte au Québec, ils y arrivent tout de même, même son fameux PMG (Pour Ma Gueule) qu'un célèbre restaurateur de restaurateur de Montréal s'arrache jusqu'à plus soif - PSS (Pour Sa Soif!)

Il fallait faire silence et écouter dernièrement les fermentations de savagnins dans les fûts, telle une fine pluie au loin sur des toitures de tôle, le jus de raisin qui tout doucement commence à devenir plus spirituel pour permettre ultimement à l'homme de devenir plus intelligent encore (oui ça se peut!)Dsc09672













Puis ce parc à barrique où sommeille depuis 3 ans le vin jaune sous sa levure en attendant les 3 autres années reglementaires. Curieux tout de même, car, en y regardant de plus près, on a l'impression de saisir les circonvolutions du cerveau humain, irrigué à même le "jaune": méchant baptème! Il y a là bien plus que du vin, un véritable mystère...

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Puis voilà le Tissot dans son grenier bien ventilé avec ses chardonnays et savagnins prêts à s'offrir une cure d'amaigrissement sur paille s'il-vous-plaît (pas Tissot mais ses cépages), pour les 6 prochains moins mais surtout encore une fois pour notre bonheur car voilà, il y a du vin de paille au final...Dsc09695





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Le must chez Stéphane Tissot?

Cette cuvée La Tour de Curon 2005 issue d'une parcelle de 75 ares très calcaire messieurs-dames où s'expriment chardonnay, trousseau et pinot noir...

les Bourguignons n'ont qu'à bien se tenir!

De vin et de cigare

Ce Jean Orliac est un homme pratique.

Il propose entre autre ses vins du Domaine de l'Hortus sous forme de cigares de verres coiffés de capsules dévissables s'il-vous-plaît.

Suffisait d'y penser.
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L'homme va bien au-delà du gadget car les vins qu'ils contiennent sont bons, drôlement bons même.

L'innovation "South of France"?

En cette période où l'interdiction de fumer est partout, restera toujours des cigares à boire!


Diable de malbec!

Je parlais hier, lors du dernier Concours Mondial de Bruxelles qui se tenait cette année à Maastricht avec le journaliste et auteur Argentin Fabricio Guillermo Portelli de la pluie et du beau temps mais surtout de malbec.

Le malbec de son pays et le malbec des Vieux Pays et principalement celui de Cahors.

Il avouait aimer. Je le crois. Moi aussi j'aime.

Couleur, structure, fruit: ils se ressemblent l'un l'autre, peut-être plus unidimensionel pour le malbec Argentin, plus de profondeur pour celui de Cahors. Encore faut-il qu'il livre le fruit.

J'en avais un sous le coude et pas le moindre.

Hop! Voila le Château de Gaudou "Renaissance" 2004 dans les verres.
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Ouf! quel vin!

Tout en nuances malgré l'épaisseur du gaillard avec des tanins si ronds, si charnus, si savoureux, si bien élevés que l'Argentin en voulu rapidement une autre rasade.



Qui a dit que le vin de Cahors était rustique?



Il décoifferait sans peine une majorité de bordeaux nettement plus prétentieux, ce diable de malbec cadurcien!

Un muscadet de 20 ans?

Une verticale bien droite pour des muscadets qui ont pris l'ascenceur des millésimes sans baisser la garde.

7 millésimes donc du Master de Donatien de la maison Donatien Bahuaud, soit les 2003, 2002, 1999, 1996, 1993, 1987 et 1985...
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Les amateurs le savent d'ailleurs très bien: ce n'est qu'après quelques années de bouteilles que le vrai melon de bourgogne passe à la vibration supérieure. Il n'est d'ailleurs pas rare que certains se font prendre au piège lors d'une dégustation à l'aveugle en le confondant avec... un riesling!



Les millésimes étaient ici bien tranchés et le perlant de la mise sur lie subtilement perceptible. Ce qui n'empêchait pas le 2003 de jouer l'opulence au détriment peut-être de la droiture et à la verve naturelle du vin. Avec ce foutu réchauffement climatique dont tout le monde parle, le 2003 sera-t'il la norme demain? Je ne le souhaite pas!

Un 2002 discret et contenu, bien tassé dans l'huître qui lui sert de coquille. Il gagnera doucement en expression dans quelques années.

Le 1999 développait un peu plus mais sans le potentiel du précédent. Classique.
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Avec le 1996, tout l'art du muscadet est là: un grand blanc complet, affirmé et complexe, d'une formidable tension minérale, d'un fruité très pur. Longue sève et surtout, équilibre serein. Arrive tout doucement à maturité mais a encore plus d'une décennie devant lui!


Suivant un 1993 plus faible avec sa touche légèrement oxydative puis un superbe 1987 nettement plus pâle en couleur que le précédent, riche, détaillé, d'une longueur en bouche qui le place parmi les meilleurs vouvrays secs ou les 1er Crus de chablis.

20 ans et toutes ses dents et quelle race mes amis! Vous aviez encore des préjugés sur le muscadet? Dommage pour vous!
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Enfin, un 1985 à la robe or pâle, aux parfums envoûtants de crême brûlée annonçant un rancio noble qui ici, invite à la rêverie. Bien sûr, un muscadet évolué mais, comme l'acteur au théâtre, il a revêtu un costume neuf pour raconter une autre histoire. On y devine le minéral assagi porté par une texture satinée, presque sensuelle. Il s'est en tout cas frotter à la poularde aux morilles avec une grâce insoupçonnée.

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