C’est toujours
meilleur quand quelque chose est illicite. Cette chronique par exemple,
est-elle licite ? Si je parlais encore des phantasmes sexuels que
s’invente l’eupoecilia ambiguella
pour déjouer le piège à con de phéromones disposées dans le vignoble pour lui
faire battre de l’aile pour ne pas dire de l’œil, on pourrait croire que oui.
Et puis, ambiguella, c’est pas tout à
fait licite ça, n’est-ce pas ?
Pourtant, la direction du Devoir me
laisse vaquer en toute impunité depuis toutes ces années, sans même vous
prévenir que « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ». Elle a
du culot la direction du Devoir. Elle a aussi plus de 750 millilitres de bon
sens.
Hélas, ce n’est
désormais plus le lot du quotidien Français Le
Parisien Libéré qui, attaqué par l’Association nationale de prévention en
alcoologie et en addictologie (ANPAA), vient d’être condamner dernièrement par
le Tribunal de Grande Instance de Paris (TGI) pour une série d’articles sur le
Champagne intitulée « Le triomphe du Champagne ». Parce que mes
collègues journalistes faisaient l’apologie du plus grand vin mousseux la belle France
L’affaire est
grave. Voyez plutôt. Le Tribunal de Grande Instance déclare que ces
« communications » (les articles en question) constituent ni plus ni
moins que des publicités et cela, sans que soit pour autant exigé un achat
effectif d’espaces publicitaires. Le TGI pousse même le pop ! jusqu’à dire
que la publicité en faveur des boissons alcooliques sur Internet est illicite
et constitue un trouble manifestement illicite. Un « trouble manifestement
illicite », hum… Bref, pour coiffer
le tout, les articles devront dorénavant porter la mention obligatoire en
matière de publicité sur les produits alcooliques en France qui dit que :
« L’abus d’alcool est dangereux pour la santé ».
C’est
vicieusement scandaleux ! Non seulement le TGI accuse la presse de
collusion et de manque d’objectivité flagrantes mais il se permet aussi de
s’immiscer du côté de la libre pensée de consommateurs qui ont le droit, du
moins par la lecture (le reste c’est leur affaire), de jouir du vin, comme on
jouit du chocolat, des marrons glacés ou encore, des jambes de Carla Bruni.
Dans ce dernier cas cependant, c’est quelqu’un d’autre qui vous épinglera. Et
Dieu sait s’il a le bras long !
En poursuivant
dans cette logique – à savoir, la chronique de vin est une publicité -, non seulement vous, à titre de consommateur,
aurez librement le droit d’exiger de votre chroniqueur une part des pots de vin
préalablement versés par tous ces vignerons qui auront eu droit de cité dans
les colonnes du journal en raison de « ladite publicité » mais vous
aurez à supporter ce verdict de culpabilité qui vous est spécialement destiné
et qui veut que : « L’abus d’alcool bla bla bla… ». Au rythme où vont
les choses, vous serez quitte pour un bon verre de lait. Et moi pour une
chronique sur les bienfaits du calcium. Je savais, pour avoir rédiger quelques
articles dans le Figaro Magazine
Bonsoir et merci pour ces informations, null n'est censé ignorer la loi mais pourvu que ces ois toujours plus nombreuses nous laissent manger du fromage et boire du vin, profiter de plaisirs simple si chers à nos anciens. Je communique moi aussi autour du vin, question comme vous de passion et de goût pour les terroirs, vous pensez donc que je peux m'attirer les froudes de la justice ? Mon site est un moyen de proposer au public des activités autour du vin, de la dégustation à la visite de domaines, je serai donc un peu dans l'apologie du mal ? Bravo pour votre site et à bientôt. JLD
Rédigé par: JLDegustation | avril 22, 2009 à 07:38 PM
Je suis tout-à-fait d'accord, voici venu le temps d'un couple présidentiel plus flash, plus glamour, plus... que le bling-bling des Sarko-Bruni, qui finira bien par faire blong-blong, un de ces jours.
Rédigé par: carla bruni | juillet 17, 2009 à 07:23 PM
Merci d'envoyer votre réponse à l'adresse suivante: aurelieliab@cuisineamateur.com
Rédigé par: SABATIER | octobre 22, 2009 à 11:36 AM